Communiqués

Prise de position d’ASSO sur certaines thématiques/certains sujets, communiqués liés à la situation de structures qui comptent des adhérents ASSO

Lettre ouverte du Syndicat ASSO au Mouvement Associatif au sujet des contrats aidés

 

Mesdames, Messieurs,

Nous vous sollicitons pour le syndicat ASSO, syndicat défendant spécifiquement les salarié.e.s du secteur associatif, concernant l’annonce brutale du gouvernement de supprimer 149 000 emplois aidés pour 2017 et 110 000 pour 2018. Dans toute la France, ASSO s’organise avec différentes organisations syndicales et associatives pour dénoncer cette décision et structurer la défense des emplois, déjà trop précarisés, des structures associatives, du service public et plus largement du secteur non-marchand.

 

Depuis sa création en 2010, ASSO dénonce la précarité de ces postes jetables et affirme que ces salarié.e.s ont de vrais métiers, qu’il serait temps de reconnaître par de vrais salaires, avec la même protection sociale, la même comptabilisation dans la masse salariale et les mêmes garanties que les autres salarié-e-s ! Le chaos généré dans de nombreuses structures par la suppression des aides à l’emploi prouvent la nécessité réelle que ces missions soient assurées par des salarié.e.s reconnu.e.s et rémunéré.e.s pour leurs qualifications.

 

Nous dénonçons et refusons les annonces gouvernementales qui veulent calmer les esprits en proposant 25 millions d’euros d’aides supplémentaires à travers le FDVA (ce qui est très très insuffisant), pour les petites associations, en mettant en place une “semaine de l’engagement” ou  en appelant les préfectures à “mobiliser le contingent des volontaires en service civique”. Comment la mise en place d’une semaine de l’engagement pourrait être une réponse crédible à la suppression de 260 000 emplois…? Mobiliser les volontaires ? Le service civique n’est pas un emploi, il n’est pas encadré par le code du travail, ne bénéficie d’aucune protection sociale et, en conséquent, ne doit pas correspondre à une fiche de poste d’emploi salarié. Plus que cela, ce dispositif précarise notre jeunesse et fait du secteur non-marchand et du secteur associatif un complice de l’appauvrissement et de la précarisation de notre jeunesse. Il met en danger la pérennité des emplois et fragilise les missions d’intérêt général et de services publics assurées par le secteur non-marchand, in fine, il pénalise l’ensemble des usagers.

Nous savons que le Mouvement associatif revendique un gel de la décision du gouvernement sur les contrats aidés et demande une concertation avec le gouvernement, concertation lancée officiellement le 9  novembre sans que les représentant.e.s des salarié.e.s en soient informé.e.s. Par la présente, nous soulignons la place centrale de notre syndicat qui représente les salarié.e.s du secteur associatif et donc les premier.ère.s touché.e.s par cette politique. L’absence de prise en considération de notre syndicat par votre organisation pour mener le dialogue social souligne la non-reconnaissance de votre organisation aux revendications que les salarié-e-s portent sur cette question. Devons-nous vous rappeler la tradition de dialogue social paritaire qui prévaut dans notre pays ?

Par ce courrier nous souhaitons affirmer nos positions sur ce dossier et plus largement sur le besoin de financement du secteur associatif pour avoir des emplois pérennes et de qualité :

Le maintien des emplois et la CDI-sation de tou.te.s les salarié.e.s en emplois aidés
L’abrogation des mesures dérogatoires au droit du travail (prime de précarité pour tous les CDD, comptabilisation dans les effectifs de l’entreprise, un volume horaire de 24h minimum…)
Un financement pérenne et durable à la hauteur des besoins pour le secteur non-marchand prenant la forme de subvention de fonctionnement pluriannuelle
Une politique de l’emploi associatif qui garantit la “normalité” des droits des travailleurs associatifs sur le modèle du Fonjep et abolit les contrats atypiques qui dérogent aux droits du travail (contrat d’engagement éducatif, contrat aidé, service civique, etc.).
L’abrogation des exonérations patronales attachées aux contrats aidés et aux bas salaires (CITS)
Le retrait de la loi El Khomri et des ordonnances Macron (loi travail XXL)

 

Nous demandons que les revendications des salarié.e.s associatifs soient prises en compte et exigeons qu’ASSO soit reconnu en tant qu’acteur qui porte et défend la voix des salarié-e-s du secteur associatif en France.

 

Dans l’attente de votre retour, veuillez croire, Mesdames, Messieurs, en nos cordiales salutations.

 

Pour le Syndicat ASSO

Clara Demeure et Florian Martinez

Courrier du syndicat ASSO Solidaires au Mouvement Associatif

 

Macron VIRE les salarié – es en Contrats Aidés, Pénicaud persiste : Vendredi 10 novembre : Stoppons – les !!!

Des suppressions de contrats aidés en MASSE  2017 : -149 000 / 2018 : -110 000 =259000 emplois supprimés sur 2017-2018

La suppression brutale en août dernier des emplois aidés impacte les associations, les collectivités territoriales, l’éducation nationale, la santé, Pôle emploi, la Ratp… Malgré les différentes mobilisations dans toute la France depuis la rentrée, aucune négociation nationale n’a été ouverte par le gouvernement.

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Tou-te-s en grève et dans la rue le 10 novembre! Contrats aidés: Nous ne sommes pas jetables!

 

Lundi 6 novembre 2017 : Le syndicat ASSO à travers sa cartocrise recense déjà 2 233 suppressions d’emplois dans 682 structures ! Les conséquences directes de cette décision sont 200 fois plus importanteswww.syndicat-asso.fr/cartocrise

Malgré les différents rassemblements, mouvements de grève et mobilisations organisés en septembre et en octobre à travers toute la France, le gouvernement s’entête et refuse de trouver des solutions ! Nous ne cessons de dénoncer le plan social massif actuellement en cours et décidé par le gouvernement dans le secteur associatif et plus largement dans le secteur non-marchand : 149 000 personnes en contrats aidés en 2017 et 110 000 de plus en 2018 vont se retrouver sans emploi.

Ce vendredi 10 novembre 2017, nous, salarié-e-s associatifs, au côté des autres salarié-e-s, précaires, retraité-e-s, des différents secteurs non-marchands, mettons-nous en grève et allons défendre nos emplois, nos métiers, nos activités ! Nous ne sommes pas jetables !

Le contexte est morose, nous dit Macron? Déjà fortement précarisé-e-s, la baisse des financements du secteur associatif continue: suppression de 46 millions d’euros de crédits politique de la ville et de 300 millions d’euros à l’ensemble des collectivités territoriales entre autres. La montée en charge -150 000 « embauches » prévues – du dispositif de « volontariat en service civique » institue un SMIC à 573€ et supprime le droit du travail pour les jeunes. Les ordonnances de la Loi Travail XXL vont continuer la casse de ces droits, pour tou-te-s en facilitant, notamment, la mise en place d’accord d’entreprise en deça des conventions collectives…

Pour mettre fin au massacre du secteur associatif, le syndicat ASSO demande au Gouvernement :

  • Le maintien des emplois et la CDI-sation de tou.te.s les salarié.e.s en contrats aidés
  • L’abrogation des mesures dérogatoires au droit du travail (prime de précarité pour tous les CDD, comptabilisation dans les effectifs de l’entreprise, un volume horaire de 24h minimum…)
  • Un financement pérenne et durable à la hauteur des besoins pour le secteur associatif et les services publics prenant la forme de subvention pluriannuelle de fonctionnement
  • L’abrogation des exonérations patronales attachées aux contrats aidés et aux bas salaires
  • Le retrait des ordonnances et de la loi travail XXL

Face à la volonté du Gouvernement de faire du secteur associatif un laboratoire de précarité et de supprimer des dizains de milliers d’emplois, nous appelons tou.te.s les salarié.e.s associatifs à se mettre en grève le Vendredi 10 Novembre et après !

C’est le seul moyen pour faire reculer le gouvernement et obtenir la CDI-sation de tous les contrats aidés et des moyens pérennes pour notre secteur, à même de financer un emploi associatif de qualité  et reconnu!

Contact : Florian (06 08 02 49 35) ; Lucie (06 88 06 01 26)

Télécharger le communiqué de presse en pdf sur le lien ci-dessous: Appel à la grève ASSO 10 Novembre